Localisation Lille

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Points d'intérêts 11

Charles de Gaulle y naquit le 22 novembre 1890 chez ses grands-parents maternels, Jules Emile et Julia Maillot au numéro 9, rue Princesse. Cette maison natale est le seul endroit du monde où Charles de Gaulle aurait recouvré le droit d’être lui-même, ainsi qu’il le confessa à la fin de sa vie, au journaliste André Frossard qui l’interroge :

« Avec l’âge, ce sont les souvenirs d’enfance qui prédominent et cet endroit est la rue Princesse, à Lille, où je suis né. Mais je sais que je n’y retournerai jamais. ».

L’esprit des lieux est toujours fort et nous permet de comprendre à quel point le nord et Lille ont compté dans la formation de celui qui devait devenir le père de la cinquième République.

Dès la première page de ses Mémoires de Guerre, c’est en Petit Lillois de Paris que Charles de Gaulle se présente.

Sur les pas du Général de Gaulle

autour de Lille

Avec trois frères et une soeur, une dizaine d’oncles et de tantes, une douzaine de cousins, Charles de Gaulle appartient, du côté maternel, à ces grandes familles de la bourgeoisie catholique du Nord. Le travail, la foi, l’amour de la patrie sont des valeurs essentielles. Sa famille maternelle entretient avec Lille une histoire charnelle.
Jules Maillot, son grand père avait installé rue Princesse, en 1872 la première fabrique de tulle de Lille.

Ses ancêtres irlandais, jacobites et catholiques :
les MacCartan avaient fui l’Ulster à la fin du XVIIème siècle pour venir s’installer à Lille, quai du Wault.
La branche allemande de sa famille, les Kolb, très pieux avaient beaucoup compté dans les transformations qu’avait subies Lille au XIXème siècle. C’est à Henri Kolb, ingénieur des Ponts et Chaussées – dont une rue porte le nom à Wazemmes – que l’on doit l’extension de la ville, le
percement du canal de Roubaix. C’est encore un de ses cousins éloignés : Louis-Marie Cordonnier, architecte, à qui l’on doit la construction de l’opéra de Lille ou de la chambre de commerce, indissociable de la silhouette de
la ville.

Bien que parisienne, d’origine bourguignonne, la famille de Gaulle n’en a pas moins des attaches dans le Nord, et la grand-mère paternelle du général, Joséphine Maillot, née à Dunkerque n’est rien de moins que la cousine germaine de Jules Maillot, le grand-père maternel de Charles de Gaulle. De cette grand-mère, romancière prolifique qui publia pas moins de 50 ouvrages, il hérita le goût d’une liberté d’esprit et d’un certain éclectisme. En effet, celle-ci quoique fervente catholique n’en lisait pas moins Proudhon.

Nous autres Lillois, ce sont les vérités que nous regardons en face,
beaucoup plus que nous ne goûtons les formules

Ce cadre très ancré n’a pas manqué d’imprimer sa marque sur le jeune Charles, la façade austère de la maison de la rue princesse n’est pas sans rappeler sa sobriété et son goût de la vérité comme il l’affirma lors de sa première visite à Lille après la Libération le 30 septembre 1944 :
 
Beaucoup d’évènements de sa vie d’enfant eurent lieu à Lille, qu’il s’agisse de sa scolarité à Notre-Dame de la Sagesse, place aux Bleuets pendant la scarlatine de son frère, ou des innombrables vacances qu’il vint passer à Lille, tous les lieux de la ville semblent encore résonner de ses pas. Lors des vacances, à Pâques, à Saint-Nicolas ou à Noël, lors de la foire aux manèges ou de la braderie, toute la famille se réunit dans la maison de la rue Princesse. Sa grand-mère, Julia a aménagé une salle spéciale pour les enfants : le « hurloir ». Charles a du caractère. Lors des interminables parties de soldats de plomb dans la véranda, les frères et cousins de Charles n’ont pas le choix. Le chef des armées françaises, c’est lui et personne d’autre.

Sa marraine Lucie Droulers habite au 33, rue de Metz. A l’époque, la maison communiquait avec celle de la rue Princesse par le jardin.

L’Esplanade du Champ-de-Mars qui enserre la citadelle Vauban n’est pas loin : chaque année, s’y dresse la foire aux manèges. Après la « ducasse », le jeune Charles gardait quelques francs pour se rendre à deux pas de la Grand Place qui porte aujourd’hui son nom pour acheter une gaufre chez Meert au 27, rue Esquermoise. La boutique dont le décor n’a pas bougé depuis le XIXème siècle est un support pour l’imagination et un buste du général s’y dresse.

Depuis 2014, le Département du Nord gère et administre la Maison natale Charles deGaulle, classée Monument Historique, labellisée Maison des Illustres et propriété de la Fondation Charles de Gaulle depuis 1991. La maison de la rue Princesse rouvrira ses portes pour célébrer le 130ème anniversaire de la naissance du général le 22 novembre 2020, mais également les 50 ans de sa mort le 9 novembre et les 80 ans de l’appel du 18 juin. Des teintes des papiers peint jusqu’aux ondulations des parquets, l’idée est de retrouver au plus près la maison telle que l’a connue Charles de Gaulle enfant, avec sa cuisine, son cabinet de toilette, sa lingerie, son jardin d’hiver. Même la table de la salle à manger est celle, authentique, autour de laquelle la famille a pris si souvent place.

Non loin, l’église Saint-André est un autre lieu important dans la vie du général, puisque c’est dans son baptistère qu’il reçut le baptême, le jour même de sa naissance. Une plaque y rappelle l’événement.

Lille qui a nommé sa grand place, place du général de Gaulle, tient au coeur de celui qui fut le visage de la Résistance et au coeur même de la tourmente au début 1942, il écrivait au gouvernement américain :

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C’est à Lille, dans ces provinces de la zone occupée les plus riches et les plus peuplées de la métropole, que nous trouvons les meilleurs soutiens

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