Localisation Calais

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Cette sculpture, oeuvre d’Élisabeth Cibot s’inspire d’une visite du couple présidentiel en 1959 et montre à quel point la relation entre le général de Gaulle et Calais fut unique et si particulière.

Sur les pas du Général de Gaulle

autour de Calais

La famille Vendroux est une vieille famille calaisienne, d’origine néerlandaise, le nom van Droeg est devenu Vendroux. Les deux familles ont comme autre point commun, note Marc Fosseux d’être des familles patriotes et très catholiques. Lorsqu’Yvonne naît à Calais le 25 mai 1900, les auspices du grand destin de son mari sont déjà là et elle reçoit pour son baptême, comme un clin d’oeil de l’histoire, le voile en point d’Angleterre donné à un de ses ancêtres Leveux, maire de Calais, par Marie Stuart de passage dans la ville.
Fille de la bourgeoisie catholique calaisienne, elle passe son enfance dans la maison familiale de la rue Leveux (encore un ancêtre, maire durant la Révolution), puis elle étudie au pensionnat Notre-Dame de Calais et finit par rencontrer en octobre 1920 un jeune officier de retour de Pologne qui l’invite au bal de Saint-Cyr : Charles de Gaulle. Ce sera lui ou personne proclame-t-elle à ses parents et tout va alors très vite.

Fiancés le 11 novembre 1920, ils se marient le 7 avril 1921 sous les voûtes de l’église Notre-Dame de Calais qui, témoin de l’histoire, rappelle tant les grands édifices gothiques anglais.
Il n’en n’aurait pas fallu beaucoup plus pour attacher Charles de Gaulle à Calais, mais il y a aussi une véritable histoire d’amitié avec le frère aîné d’Yvonne, Jacques Vendroux qui fut député du Pas-de-Calais, puis maire en 1945, et de 1959 à 1969. PDG de la biscuiterie familiale, il s’attacha très tôt à son beau-frère avec qui il développa une relation privilégiée. Les allemands ne s’y trompèrent pas et connaissant ses liens avec de Gaulle, l’internèrent en 1940 dans un oflag de Silésie. À peine libéré, il s’engagea dans la Résistance aux côtés de son beau-frère et fut son relais fidèle dans le Nord-Pas-de-Calais.

À la Libération, lors d’un voyage triomphal à Calais, et face
aux acclamations, Charles de Gaulle lui lança en boutade « vous devriez vous lancer en politique, les Calaisiens vous aiment bien ».

Lors de ce voyage, le 12 août 1945 la ville martyrisée panse encore ses blessures de guerre, mais 35 000 personnes sont venues pour acclamer le général. Nord Littoral écrit :
Nous allons mieux connaître l’homme qui le 18 juin 1940 éleva […] cette voix providentielle.
Le général triomphant descend le boulevard Jacquart entouré de la même façon qu’il avait descendu les Champs-Élysées lors de la Libération de Paris. D’ailleurs on a dressé autour du boulevard 12 arcs de triomphe qui portent les noms des principales villes du Calaisis.
Le général reviendra de nombreuses fois en privé, madame de Gaulle étant très attachée à sa ville natale (la plupart de ses dames de compagnie sont du Calaisis), mais il fera deux autres visites officielles : le 24 septembre 1959 et le 25 avril 1966.
En 1959, accompagné de son épouse il se rend devant les ruines de l’église Notre-Dame où il s’est marié. C’est d’ailleurs grâce à l’insistance d’Yvonne que l’église fut restaurée.

pour vous Yvonne sans qui rien ne se serait fait

Aujourd’hui une plaque commémore le mariage des époux de Gaulle et cette phrase tirée des Mémoires d’espoir éclaire sur le rôle de cette infatigable calaisienne :

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