Localisation Autour d'Arras

Prévoir 33min

Points d'intérêts 4

À l’âge de 14 ans déjà, il écrivit une nouvelle intitulée Campagne d’Allemagne sur le thème de la revanche à la guerre de 1870 à laquelle avait participé son père.
Le héros de ce récit : un certain « général de Gaulle ».

Sur les pas du Général de Gaulle

autour d’Arras

Il s’y endurcit, comme il le racontera plus tard, mais il y côtoie également tout le peuple des Hauts-de-France comme le note Paul-Marie de la Gorce, une fois de plus […] ce fut un ancrage dans le Nord de la France avec ce « peuple du Nord » qui, dans son esprit, s’identifiera plus ou moins avec le peuple français.

Ses camarades de chambrée sont des ouvriers des mines du Pas-de-Calais et, plus encore des paysans de la Thiérache, de l’Avesnois, du Valenciennois ». Grand, il ne passe pas inaperçu et y affirme son caractère, ce qui lui vaut son surnom de « connétable ».

Après Saint-Cyr, en 1912, lorsqu’il lui faut faire le choix de son affectation, il choisit à nouveau le 33ème RI d’Arras, commandé par le colonel Pétain. Marc Fosseux y voit l’incroyable ambition du jeune officier convaincu du rôle primordial que jouera la région dans la future guerre avec l’Allemagne, et son envie d’être aux premières loges. C’est là qu’il rencontre le futur maréchal Pétain, un autre homme de la région et dont les deux destins se croiseront sans cesse. Après Saint-Cyr, dit-il, je fis mon apprentissage d’officier. Mon premier colonel, Pétain, me démontra ce que valent le don et l’art de commander. L’admiration de de Gaulle pour le futur vainqueur de Verdun est réciproque et dès après la guerre, celui-ci en fera sa plume
et lui permettra de réaliser ses grandes ambitions, jusqu’à ce qu’un désaccord douloureux au sujet de l’ouvrage de de Gaulle La France et son armée, initialement écrit pour Pétain, voit une rupture entre un de Gaulle enfant de la Bourgeoisie lilloise et le maréchal Pétain, fils d’agriculteur du Pas-de-Calais.

À Arras en tant que jeune lieutenant il s’attache, comme le note son ami Lucien Nachin, à « ces mineurs râblés, ces paysans patients, ces hommes au langage rude, parfois imagé, qui se livrent difficilement mais qui se donnent tout d’une pièce et pour toujours au chef qui les a conquis. »

Il vit alors au n°16 de la rue du 29 juillet où une plaque rappelle sa présence de 1912 à 1914, dans une petite maison simple à la façade blanche au coeur d’une rue coquette et préservée qui permet de se faire une idée de l’Arras d’avant-guerre qu’a pu connaître le général. Il fréquente également la caserne de Levis aujourd’hui disparue ainsi que la caserne Schramm, immense et magnifique ensemble rouge et blanc, cours de Verdun, construit sous les auspices de Vauban entre 1667 et 1700 et actuellement en cours de réhabilitation.

 

Par Arras je revins dans la capitale de mes résolutions

Le patrimoine militaire de la ville ne manque pas de l’impressionner, particulièrement la force de la citadelle de Vauban dont la politique des places fortes aura un écho fort
dans son oeuvre. Et lorsqu’il revient à Arras après la Libération, le 1er octobre 1944, acclamé par la foule, il écrit :

Contactez l'Office de Tourisme

Vous avez aimé ce circuit

Partagez le sur les réseaux sociaux

Partager sur facebook
Partager sur twitter